TRAVERSER
Une installation de Gilles Desplanques
En collaboration avec le collectif Ecrivivre
RESIDENCE DU 29.06 AU 09.07 – TRAVERSER
VERNISSAGE – SOIRÉE
LE 09 JUILLET À 18H
DJ SET DE POLA SOA
EXPOSITION – OUVERTE AU PUBLIC
Du 10.07 AU 15.08 de 14h à 20h
TRAVERSER s’inscrit dans un moment de l’histoire où les migrations de populations engendrent des crispations et renforcent le repli sur soi. Le rejet de l’autre et le racisme se répandent au détriment de la mémoire commune. Ces migrations révèlent en miroir la cruelle différence entre un droit à se mouvoir, une liberté de voyage pour certains et la nécessité vitale de partir pour d’autres.
La mer que certains parcourent en quelques heures vers un moment de détente salvateur constitue pour un grand nombre d’hommes et de femmes un calvaire et un péril.
A partir des récits du collectif Ecrivivre, l’installation rend hommage aux courages de ces femmes et ces hommes qui ont tenté cette traversée.
Gilles Desplanques vit et travaille à Marseille. Ses œuvres réagissent pour la plupart à des contextes spécifiques. Son travail, qui s’étend de la sculpture à la vidéo, en passant par l’installation, la photographie ou la performance s’appuie sur un attrait pour l’architecture, plus généralement sur un intérêt pour le rapport du corps à l’espace et sur un désir de s’en prendre aux modèles normatifs qui organisent et contraignent les constructions, la société, l’individu. Par des actions parfois dérisoires ou absurdes, massives ou légères, il tente d’interroger de façon poétique et politique notre faculté à habiter le monde. Il imagine des fictions à partir de situations, de rencontres, et des paysages où il vit et qu’il traverse.
Le collectif ECRIVIVRE : « Partis d’Afrique, chacun de nos pays, pour des raisons aussi diverses que personnelles, le départ fut pour tous une déchirure profonde. Perçus comme une menace dès notre arrivée, stigmatisés et rejetés par un système qui semble nous ignorer, nous nous retrouvons souvent isolés et invisibles. Face à cette situation absurde, à cette injustice flagrante, nous avons pris la décision de nous réunir, d’écrire pour survivre, de raconter nos récits par diverses formes d’expression. »
